Dans la VARIÉTÉ FRANÇAISE, je suis un CHANTEUR FRANÇAIS ENGAGE ETHIQUE ! C’est à dire un AUTEUR COMPOSITEUR INTERPRÈTE dont l’engagement est avant tout celui de la solidarité et ainsi de la promotion du bien commun mais également du mysticisme révélateur des âmes éternelles que nous sommes.
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Patrick EDENE
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Envoyé: jeudi 8 Janvier 2026 19:11
De : « Ondomaniac Production »
A : patrickedene@noos.fr
Objet : Tr: Ce qui est en train de se passer dans la musique, personne n’en parle (encore)

onDAY Press
Article de fond – Musiques indépendantes
Production éditoriale Ondomaniac Music«Dans un paysage musical en pleine mutation, une dynamique profonde est en train de s’imposer — loin des projecteurs des grands labels, loin des stratégies marketing des majors, et pourtant au cœur de la création musicale de demain.
Alors que les géants de l’industrie — Universal, Sony et Warner — contrôlent encore une majorité écrasante des revenus mondiaux, une contre-culture musicale structurée, autonome et collaborative se développe de plus en plus vite.
Un marché global en expansion, mais des inégalités flagrantes
Selon la dernière étude annuelle de l’IFPI, le marché mondial de la musique enregistrée a atteint près de 29,6 milliards de dollars en 2024, poursuivant sa croissance pour la dixième année consécutive. Le Monde.fr
Mais cette croissance masque une réalité contrastée : les revenus restent concentrés sur quelques stars mondiales et sur les infrastructures de streaming dominantes, laissant une grande majorité d’artistes — notamment indépendants — dans une précarité économique chronique.
En France, les chiffres confirment cette concentration : les majors détiennent encore une part écrasante des revenus générés par la vente et le streaming, malgré une production musicale où 80 % des albums publiés proviennent de labels indépendants ou d’artistes auto-produits. LA FÉLIN+1
L’essor réel de l’indépendance : chiffres et tendances
Le dynamisme des acteurs indépendants n’est pas une simple impression subjective.
Au niveau mondial :
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Plus de 25 000 labels indépendants sont actifs, offrant une diversité de genres et d’approches créatives qui échappent aux logiques mainstream. Madjo
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Aux États-Unis, les labels indépendants représentent plus de 30 % du marché et 38 % des ventes numériques Soundscan. Wikipédia
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Le segment des artistes dits « directs » (autoproduits ou indépendants) a généré environ 1,8 milliard de dollars de revenus en 2022, en progression de +16,6 % par rapport à l’année précédente. EMIC
Dans le secteur de l’édition musicale indépendante, son poids économique continue également de croître : estimé à 7,6 milliards de dollars en 2023, il pourrait atteindre 14,1 milliards d’ici 2032 si les tendances actuelles se maintiennent. WiseGuy Reports
Ces chiffres montrent une tendance forte : la musique indépendante n’est plus une niche, mais une force structurée dans l’industrie.
Face aux majors : un système remis en question
Les témoignages d’artistes célèbres reflètent ce malaise face aux logiques traditionnelles.
La popstar américano-texane Chappell Roan, lors des Grammy Awards, a ouvertement dénoncé les pratiques des grandes maisons de disques, appelant à des salaires vivables et à une meilleure protection sociale pour les artistes émergents, après avoir elle-même été abandonnée par une major sans sécurité financière. The Guardian
De la même manière, de nombreuses voix — du milieu alternatif à la scène indie — soulignent que le système favorise une poignée d’artistes ultra-médiatisés, au détriment d’un vivier immense de talents sous-exposés.
La créativité indépendante comme réponse culturelle
Des artistes comme Ani DiFranco ont bâti leur carrière en dehors des circuits des majors, valorisant leur liberté créative en créant leurs propres structures et labels dès les années 1990. Wikipédia
Plus récemment, la montée d’artistes complètement autonomes, qui sortent leurs disques, gèrent leur promotion et construisent leurs parcours sans structures imposées, montre que cette voie indépendante est non seulement possible, mais souvent créative, durable et respectueuse de l’identité artistique.
La diversité musicale en jeu
L’un des arguments les plus puissants en faveur des indépendants est leur rôle dans la diversité musicale. Alors que les programmations mainstream restent souvent stéréotypées, les labels, radios et plateformes indépendantes garantissent une pluralité de sonorités, d’expressions culturelles et d’identités artistiques.
Cette dynamique est soutenue par des acteurs historiques de la scène française comme les distributeurs indépendants réunis sous la FÉLIN, qui défendent la pluralité musicale face à la concentration du marché. LA FÉLIN
Le rôle central des communautés et des radios associatives
Dans ce contexte, les radios indépendantes et les réseaux associatifs jouent un rôle stratégique pour diffuser ces voix autrement invisibles. Elles sont souvent les premiers lieux de découverte pour des talents qui ne bénéficient pas des budgets marketing des grandes plateformes.
Des initiatives communautaires, comme des échanges d’émissions, des plateformes de partage ou des sonothèques collaboratives, permettent d’élargir l’écoute et de créer des ponts entre créateurs et publics.
Conclusion : un mouvement musical global en pleine structuration
A l’arrivée 2026, l’industrie musicale semble à un tournant historique.
D’un côté, les circuits établis conservent leur puissance économique et médiatique ;
de l’autre, une révolution silencieuse mais profonde prend forma : celle de l’autonomie, de la diversité et de la création libérée des impératifs du marché dominant.
La musique indépendante n’est plus seulement un choix artistique :
c’est un mouvement culturel, une réponse collective face à l’uniformisation et aux logiques extractives de l’industrie.
La question n’est plus si ce mouvement va s’imposer, mais quand il deviendra la norme plutôt que l’exception».
Paru dans le journal LE MONDE le 01/02/2013
La musique résiste au diktat de l’industrie du disque
TRIBUNE
Nilda Fernández
« Soyons notre propre moteur, attirons des forces neuves et enthousiastes » déclare Nilda Fernandez.
Publié le 01 février 2013 à 14h35 – Mis à jour le 01 février 2013 à 14h35 Temps de Lecture 3 min.
Il y a deux mois, dans une émission consacrée au rôle du Web dans la musique enregistrée, j’ai entendu le PDG d’Universal – que j’ai connu plus inspiré avant qu’il devienne gourou de l’industrie du disque – répondre à la question d’une journaliste par une phrase ahurissante : « Vous savez, quand je produis un disque, c’est moi qui prends tous les risques ! »
Ainsi, l’employé le mieux rémunéré de la plus grande multinationale du disque reverse une grande partie de son gros salaire mensuel à six chiffres pour soutenir la création ! Avec de tels capitaines à la barre, avec leur myopie et leur suffisance suicidaire, nos Titanic sont bien menés.
PRÉSERVER SA LIBERTÉ DE PONDRE
J’ai pourtant voulu les convaincre de ne pas s’éreinter au profit d’actionnaires qui resserrent budgets et personnel mais jamais leur ceinture. Je les ai souvent exhortés à ne plus manipuler le consommateur à coups de pub mais à respecter leurs clients pour ne pas leur fourguer ce dont ils n’auraient pas voulu pour eux-mêmes, semblables à des bouchers qui ne mangeraient pas leur propre viande.
Peine perdue : pour eux, j’étais un idéaliste avec zéro sens des réalités, moi qui ai toujours pensé qu’à force de se confronter à la matière, aux mots et aux sons, les artistes ont davantage les pieds sur terre que n’importe quel diplômé d’HEC, perdu dans ses abstractions.
Alors, plutôt que m’épuiser la voix en prêchant dans un désert, j’ai préféré abandonner un contrat discographique pour partir cinq années en Russie, dans un show-business autrement sauvage et dangereux mais qui a renforcé, par contraste, ma foi dans l’indispensable mission gallinacée de l’artiste : préserver sa liberté de pondre.
Pendant tout ce temps, donnant de la voix entre Moscou, Odessa, Irkoutsk, Vladivostok ou Samarcande, j’entendais les échos du coup de grâce infligé par tous ceux qui, au pays de, Brassens ou Léo Ferré, voulaient faire croire que tout peut s’obtenir – argent, succès, talent – par la soumission. Les fabriques de stars étaient l’ultime tentative pour créer des produits staristiques sans artistes mais aussi le début de la dégringolade, jusqu’au Virgin Megastore qui vient de rendre les dernières armes.
Bien sûr, le sort du millier de personnes laissées sur le carreau me désole, surtout quand on pense aux actionnaires bien vite repartis vers des valeurs plus sûres et pérennes comme l’eau, le vent, la lumière, mais qu’on ne vienne pas nous assommer avec de prétendues conséquences « culturelles » qui feraient passer les « déforesteurs » d’Amazonie pour des bûcherons.
STOP À L’USURPATION D’IDENTITÉ
Depuis longtemps, le mot « artiste » est galvaudé. C’est dommage parce qu’il sonne bien. Je dirai donc à mes confrères « artisans de notes » qu’ils ne s’inquiètent pas pour leurs méventes de disques, qu’ils oublient les vaches trop grasses et les soucis de défiscalisation car, pour notre honte et le malheur de ceux qui les aiment, nos pièces uniques se sont longtemps vendues à la criée, entre jambon et liquide vaisselle.
La disparition de l’industrie n’est pas la fin de la musique. Au contraire. Elle n’est qu’un coup d’arrêt à l’usurpation d’identité de ses financeurs et de ses re-producteurs.
Saluons nos albums passés mais soyons fiers de notre musique à venir, immatérielle par nature, et imaginons un autre sort pour elle que des petits carrés aux dimensions de « bacs » en voie d’extinction.
Soyons notre propre moteur, attirons des forces neuves et enthousiastes, des esprits décidés à ne pas se lamenter sur la fin d’un monde mais prêts à accueillir celui qui vient. Ce sera un bon exemple d’intelligence, ça donnera du souffle et des idées à nos semblables et ça ne se présentera pas deux fois.
Nilda Fernandez, auteur-compositeur-interprète
